Conséquences économiques et sociales des pollinoses

Icône de l'outil pédagogique Les coûts sociaux et économiques de l'allergie : étude de cas en Rhône-Alpes

L’estimation totale des dépenses (« estimation basse ») liées à l’ambroisie pour la population 1
représente, en 2008, 5,6 millions d’euros. Ces estimations, réalisées à partir des données de
remboursement de l’Assurance Maladie du régime général, recouvrent différents types de prestations :
• les dépenses de médicaments : 1,93 millions d’euros (34,7 % du total) ;
• les actes de consultations : 2,07 millions d’euros (36,9 %);
• les tests biologiques de recherche d’IgE : 90 000 € (1,6 %) ;
• les actes de désensibilisation et les tests allergologiques cutanés : 247 000 € (4,4 %) ;
• les coûts des arrêts de travail : 1,26 millions d’euros (22,4 %).
La population 1+2, « présumée allergique » à l’ambroisie, représente en Rhône-Alpes en 2008 plus de
161 000 personnes assurées du régime général. Elle correspond à un taux de 35 ‰ de la population
régionale des 6-64 ans, taux inégalement réparti au niveau départemental puisqu’il atteint 50 ‰ dans
Drôme contre 22 ‰ en Haute-Savoie. De la même manière que la population 1, on observe une disparité
au niveau cantonal avec une concentration des taux cantonaux les plus élevés autour des mêmes zones,
à savoir le sud du département du Rhône, le nord de l’Isère et de la Drôme, le taux cantonal maximum
pouvant atteindre 68 ‰ (graphique 7).
« L’estimation haute » des dépenses totales liées à l’ambroisie correspond, en 2008, pour la population
1+2 à 8,5 millions d’euros qui recouvrent :
• les dépenses de médicaments : 3,17 millions d’euros (37,1 % du total) ;
• les actes de consultations : 3,09 millions d’euros (36,1 %);
• les tests biologiques de recherche d’IgE : 154 000 € (1,8 %) ;
• les actes de désensibilisation et les tests allergologiques cutanés : 400 000 € (4,7 %) ;
• les coûts des arrêts de travail : 1,74 millions d’euros (20,3 %).
On peut toutefois noter qu’en termes de densité cantonale de consommateurs de médicaments antiallergiques,
le rapport est de 1 à 5 puisqu’en calculant les moyennes des 10 taux les plus faibles et celles
des 10 taux les plus élevés, les valeurs sont respectivement de 8 ‰ et 46 ‰ pour la population 1, et de
12 ‰ à 61 ‰ pour la population 1+2.
En termes de dépenses pour la population 1, les cantons les moins touchés ont en moyenne 314 € de
dépenses totales pour 1 000 habitants de 6 à 64 contre 2 531 € en moyenne dans les cantons les plus
touchés. Pour la population 1+2, les montants atteignent respectivement 504 € et 3 461 € pour 1 000
habitants de 6 à 64 ans.
L’estimation basse de la population présumée allergique (population 1) indique, parmi les 10 cantons qui
enregistrent les densités de consommateurs les plus élevées, deux cantons de l’Ardèche (Serrières et La
Voulte-sur-Rhône), deux cantons du Rhône (Saint-Priest et Vénissieux) et six cantons de la Drôme
(Valence, Romans-sur-Isère, Chabeuil, Portes-lès-Valence, Bourg-lès-Valence et Bourg-de-Péage).
L’estimation haute de la population présumée allergique (population 1+2) indique, parmi les 10 cantons
qui enregistrent les densités de consommateurs les plus élevées, deux cantons de l’Ardèche (Serrières et
La Voulte-sur-Rhône), deux cantons du Rhône (Saint-Priest et Vénissieux) et six cantons de la Drôme
(Loriol-sur-Drôme, Valence, Romans-sur-Isère, Chabeuil, Portes-lès-Valence et Bourg-lès-Valence).

 

Sources: http://www.ors-rhone-alpes.org/pdf/Ambroisie_rapport.pdf